Les Tretsois étaient nombreux pour les cérémonies du 8 mai


Le 8 mai 2019, la Municipalité et les Anciens Combattants ont commémoré la fin de la seconde guerre mondiale, suite à la capitulation de l’Allemagne nazie intervenue en 1945.
Les cérémonies ont débuté à 9h30 sur les stèles du Puits d’Auzon et de Saint Jean du Puy où des gerbes ont été déposées par les Anciens Combattants et les Élus du Conseil Municipal. Elles se sont poursuivies au cimetière de Trets à 11h00 puis sur la Place du 14 Juillet, autour du Monument aux Morts.
De nombreux Tretsois se sont alors réunis pour assister à ces commémorations. De nombreux Anciens Combattants étaient également présents, tout comme les Sapeurs-pompiers de Trets, la Gendarmerie représentée par le Major Hennequin, la Police Municipale ainsi que Madame CASSAR, Principale du Collège Les Hauts de l’Arc.
Monsieur le Maire a également salué la présence de Messieurs Tonin TESSIER et Adrien TROTTEBAS, derniers témoins Tretsois de ce conflit mondial.
Maurice CHAGNY, Président des Anciens Combattants de Trets, a pris la parole pour délivrer son discours :
Nous sommes réunis aujourd’hui pour commémorer le 74emeanniversaire de la victoire remportée par les armées françaises et alliées sur la barbarie nazie, mettant fin à la seconde guerre mondiale.
Le 8 mai 1945, les « unes » de tous les journaux de France ont eu comme sujet la Libération de la France.
« La guerre est gagnée ! Voici la Victoire ! C’est la Victoire des Nations Unies et c’est la Victoire de la France », dira le Général De Gaulle au début de son allocution adressée au pays ce jour-là. La seconde guerre mondiale se termine officiellement en Europe le 8 mai 1945 à 23h01, au lendemain de la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie, signée la veille le 7 mai à Reims. Le commandement français était présent et partie à l’acte de capitulation.
Ces anniversaires du 8 mai, célébrés chaque année depuis 74 ans, sont aussi et surtout un jour du souvenir, de recueillement, afin d’honorer  des millions de civils, de soldats, de résistants, de déportés « morts pour la France ». 27 ans après la 1ère guerre de 14-18, qui devait être la « der des ders », celle de 39-45 laisse un bilan sans équivalent dans l’histoire, avec plus de 50M de morts : les ratios sont 55% de militaires pour 45% de civils.
Tous les êtres humains disparus, tués sur les champs de bataille, exterminés dans les camps de concentration, massacrés, torturés, fusillés pour actes de Résistance, morts en captivité ou écrasés sous les bombardements, méritent notre respect et la fidélité de notre souvenir. Se souvenir c’est faire appel à notre mémoire ; aussi, ce travail de mémoire que nous avons le devoir de transmettre à nos jeunes générations, doit-il s’exercer au nom de toutes ces victimes et de leurs sacrifices ; il doit également intégrer les raisons pour lesquelles le monde en était arrivé là.
Il faut aussi que ce 8 mai que nous commémorons aujourd’hui  soit un jour d’espérance en un avenir de paix ; souhaiter la Paix ne doit pas être une simple formulation incantatoire qui ne nous protège de rien, car la paix n’est jamais acquise. Pour preuve, le 2 août de cette année 1945, s’entrouvrait déjà la porte d’une nouvelle guerre que l’on appellerait “guerre froide”
Aujourd’hui, c’est le fanatisme religieux, le terrorisme, qui menacent cette paix que nous souhaitons tous ; c’est un fait qui avait amené l’ancien président François Hollande en personne, relayé par son premier Ministre, à déclarer que la France était en guerre ; 101 ans après 14-18, c’est la nouvelle guerre des Français, et il nous faut la mener.
Où en sommes-nous, sachant que nous sommes, et que nous serons dans l’avenir, l’objet d’attaques de masse. Il nous faut désigner l’ennemi de manière claire et précise, sans se cacher derrière des mots abscons. Qui sont-ils ceux qui assassinent sur notre sol ? Nous le savons bien : ce sont les « fous de Dieu » nourris à la drogue de l’islamisme radical, comme l’étaient hier les idéologues imprégnés du nazisme et du communisme.
Leur mode d’action privilégié en France est pour l’instant le terrorisme sous la forme d’une violence massive, brutale et médiatisée. Désigner l’ennemi, Daesh et autres groupes terroristes de la nébuleuse djihadiste, se révèle indispensable pour éviter les confusions, et permettre de mobiliser les Français, et pour définir les meilleures stratégies à mettre en œuvre, selon des objectifs clairs non seulement militaires et sécuritaires, mais aussi médiatiques, démographiques et techniques.
Cette nouvelle guerre concerne tous les Français sans exception ;  elle nous est imposée, et sera sans aucun doute longue et difficile ; elle ne peut toutefois nous surprendre puisque l’adversaire nous en a menacé depuis longtemps.
Elle ne doit pas non plus nous effrayer, mais elle exigera beaucoup de clairvoyance et de courage. Encore faut-il qu’au plus haut sommet de l’État on explique, on mobilise et on conduise cette guerre en y consacrant tous les moyens nécessaires.
Définir les objectifs, les buts de cette nouvelle guerre, c’est répondre à la question : pourquoi faisons-nous la guerre ? Il faut que tous les français aient bien conscience de ce qui nous menace aujourd’hui et plus encore demain.
Ce demain si proche et inquiétant au regard des évènements mondiaux actuels : cercle infernal et vicieux de prolifération nucléaire dont on peut tout redouter car l’histoire nous enseigne que toute arme nouvelle a toujours fini par être utilisée.
En étant réaliste, je doute fort qu’en l’état actuel des choses nos Armées Européennes soient prêtes à affronter ce type de conflit nucléaire. Mais ce dont on peut être sûr, c’est que nos administrations et nos populations civiles, elles, ne le sont absolument pas. Les protections contre ces armes modernes n’existent pas, elles ne peuvent se construire en un claquement de doigts et présentent de plus l’inconvénient majeur d’être particulièrement onéreuses. Le jour où la conflagration éclatera, si rien de concret n’est fait jusque-là, les dommages collatéraux seront terribles pour les peuples concernés.
On ferait bien de prendre conscience qu’autour de nous le réarmement est constant et important, en Chine, en Russie, en Turquie, en Arabie Saoudite, lesquels états ont en outre une stratégie à long terme très élaborée qu’ils n’hésiteront pas, sans scrupule aucun, à mettre en œuvre au moment opportun, ne trouvant en face d’eux que des Pays démocratiques totalement exsangues à force de désarmement.
Face à ces conflits, nous nous battrons pour notre liberté, celle qui est constitutive de notre peuple. Peuple composé d’hommes et de femmes qui entendent demeurer libres, fût-ce au prix de leur vie, car notre liberté est l’héritage le plus précieux que nous ayons reçu des générations précédentes. Elles ont su nous le transmettre, au prix d’immenses sacrifices, ceux des poilus de Verdun, comme ceux des Combattants de Bir Hakeim, de Monté Cassino et de la Résistance.
Depuis les évènements terroristes de novembre 2015 et des années qui ont suivi nous assistons, on peut dire enfin, à la renaissance de nos symboles que sont le Drapeau et la Marseillaise. Jusqu’à ces évènements, ils étaient considérés par une majorité comme dépassés, de même que les notions d’État et de Patrie. Aujourd’hui, il semblerait que c’est faux, car la fierté  envers son pays s’appelle du Patriotisme, et il n’y a aucun mal à se rassembler derrière ses valeurs.
Nos trois couleurs ont maintes fois fait le tour du monde. Souvenons-nous, quand dans nos rues pavoisées et devant nos monuments commémoratifs passent les drapeaux de notre Armée, ceux des associations d’Anciens Combattants, patriotiques et sportives, saluons avec émotion nos trois couleurs, elles sont le symbole incontestable de nos gloires et de nos deuils. Avec elles, passent devant vous les sacrifices des générations écoulées qui ont fait, par des victoires et des défaites, notre patrie actuelle. Alors pas d’hésitation, soyons fiers de notre
Histoire, soyons patriotes, et ne nous arrêtons pas de l’être en poursuivant le combat en faveur de la Solidarité et de la Paix ; et aussi, soyons pédagogues en communiquant aux jeunes générations, et j’y insiste, le respect des valeurs nationales, le sens du devoir et l’idéal de ceux qui ont combattu et fait le sacrifice de leur vie pour une France libre.  
Que vivent la France et la République !
Je vous remercie
Jean-Claude FERAUD, Maire de Trets et Vice-président du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône, a ensuite délivré le message de Geneviève DARRIEUSSECQ, secrétaire d’État auprès de la Ministre des Armées :
La guerre est gagnée. Voici la victoire. C’est la victoire des nations unies et c’est la victoire de la France. » La voix solennelle qui porte ce message dans l’après-midi du 8 mai 1945 est celle qui, depuis le 18 juin 1940, incarne la France dans la guerre.
Les paroles du général DE GAULLE se mêlent au bourdon de Notre-Dame et aux cloches de toutes les églises, aux sirènes et aux exaltations qui retentissent dans tout le pays. La Victoire est là. Enfin, en Europe, la guerre est finie.
Il y a 74 ans, l’Allemagne signait sa capitulation sans conditions par deux fois. La première, le 7 mai 1945, à Reims. La seconde, le soir du 8 mai, à Berlin. Ainsi, la France s’inscrivait dans le cercle des vainqueurs.
Après tant de combats, de victimes et de destructions, le nazisme est abattu. C’est la victoire sur une idéologie totalitaire, raciste et criminelle qui a mené la violence jusqu’à sa plus effrayante extrémité.
La France exprime sa reconnaissance à toutes ses filles et à tous ses fils qui ont combattu pour la patrie : les combattants de 1940, les Français Libres, tous ceux qui ont répondu à l’appel de la Résistance, les armées de LECLERC et de DE LATTRE. La France se souvient des déportés qui ont souffert de la barbarie et des victimes des camps de la mort. La Nation n’oublie pas tous ceux qui ont subi les conséquences du conflit : les prisonniers, les victimes civiles, les veuves et les orphelins.
La France exprime sa reconnaissance aux femmes et aux hommes, issus des nations du monde entier, qui ont conjugué leurs efforts pour nous libérer et restaurer la dignité humaine.
En ce 75ème anniversaire de l’année 1944, la France se souvient de ses libérateurs. Des villages du littoral normand à la flèche de la cathédrale de Strasbourg, de semaines en semaines, le flot de la liberté a recouvert le territoire. A tel endroit, la liberté portait l’uniforme français. A tel autre, celui des armées alliées. Ici, l’action des maquis était décisive. Là, l’action commune des soldats et des résistants emportait la décision.
75 ans après, alors que les derniers témoins vivants de cette histoire sont parmi nous, la mémoire de ces événements demeure. Nous nous souvenons avec ferveur des débarquements de Normandie et de Provence, de la libération de Paris, du courage et des sacrifices de tous les combattants de la liberté.
Aujourd’hui, nous nous remémorons les déchirures de notre continent et l’ampleur du désastre humain et moral.  Ainsi, rassemblés, nous mesurons la valeur de la paix. Elle est notre héritage. Elle est la clé de voûte de la construction européenne. Elle est notre raison de vivre ensemble. Préservons-là !
La gerbe du Conseil Départemental a été déposée par Jean-Claude FERAUD, Vice-Président du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône, accompagné d’Axel

La gerbe de la Ville de Trets a été déposée par Gilbert ROBIGLIO, 1er Adjoint au Maire, accompagné de Manon

La gerbe des Anciens Combattants a été déposée par Jean AURIC, membre de la section de Trets, accompagné de Quentin

La gerbe du Souvenir Français a été déposée par Antoine TOLEDO, délégué communal, accompagné de Clara et Mathis
Une minute de silence a ensuite été observée en mémoire des victimes civiles et militaires des conflits passés et présents, suivie de La Marseillaise et du Chant des Partisans.
En ce 8 mai 2019, il a été procédé à la remise de la Croix du Combattant à Monsieur Jean-Pierre LANIER, ancien Sous-officier, puis officier de l’Armée de l’Air, membre du Conseil d’Administration et du Bureau de la section d’Anciens Combattants de Trets.
En 1964, Jean-Pierre LANIER contracte un engagement volontaire dans l’Armée de l’Air, à Nancy sa ville natale ; il a 18 ans.
Sa carrière militaire se décompose en 2 parties :
La 1ère, de 1965 à 1980,  en qualité de Sous-officier, soit de Sergent à Adjudant-chef ; la seconde de 1980 à 1991en qualité d’officier, soit d’Aspirant à Capitaine.
Il va servir dans l’administratif, la finance, puis à la direction du Renseignement où il a exercé des fonctions opérationnelles et de commandement.
Ses différentes affectations l’ont amené à exercer sur les bases aériennes et les État-major de Nîmes, Caen, Nancy, Metz, Paris, Aix, Taverny et Lyon/mont Verdun.
De 1970 à 1972, il est affecté à Djibouti.
En 1987, il suit le stage de formation à l’École du Renseignement Stratégique et des Études linguistiques à Strasbourg.
Ces compétences l’amènent à effectuer deux séjours au Tchad, dans le cadre de l’Opération Épervier, en 1986 et 1987.
En mai 1991, au bout de 26 ans et 7 mois au service de l’Armée de l’Air, et à travers elle de la France  il quitte le service actif.
Déjà titulaire de la  Médaille de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite, de la  Médaille de bronze de la Défense Nationale avec agrafe « Mission d’assistance extérieure de l’Armée de l’Air », de la médaille d’argent de la Défense Nationale avec agrafe « Armée de l’Air », de la Médaille d’Outre-mer avec agrafe « Tchad » et de la Médaille du Titre de Reconnaissance de la Nation avec agrafe « OPEX ».
Aujourd’hui, nous lui remettons officiellement une nouvelle décoration, la Croix du Combattant, qui lui est remise par le Colonel Roland HÉRISSON.
Cette cérémonie s’est achevée autour d’un apéritif convivial offert par la Municipalité.

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